Reconfigurer Outlook et les mobiles après une migration mail
Les boîtes sont migrées, le MX est basculé, et c'est là que le téléphone sonne : Outlook redemande le mot de passe en boucle, l'iPhone refuse l'identifiant, un dossier « Éléments envoyés » apparaît en double. Cette procédure reprend la reconfiguration des clients poste par poste, et surtout le diagnostic : le type de refus renvoyé par le serveur dit exactement quoi corriger.
Conventions et cadre d'intervention
Toutes les valeurs propres au client sont notées en placeholders : [email protected] pour l'adresse, MDP pour le mot de passe, imap.serveur.tld pour le nom d'hôte de messagerie. Sur un mutualisé cPanel, ce nom d'hôte est celui affiché dans votre propre panneau, sous Comptes de messagerie puis Connecter des appareils (« Configurer le client de messagerie » selon la version), de la forme xxxx.hebergeur.tld. Ne jamais laisser les identifiants d'un client dans un script partagé.
Cette procédure couvre la reconfiguration des clients et le diagnostic des échecs de connexion. Pour le déplacement des mails lui-même, voir Migration mail POP et IMAP vers IMAP.
Réglages de référence
- IMAP
imap.serveur.tld, port 993, chiffrement SSL/TLS.- SMTP
imap.serveur.tld, le même hôte, port 465, chiffrement SSL/TLS. Repli 587 en STARTTLS si le réseau local filtre le 465.- Identifiant
- l'adresse complète,
[email protected], jamais la partie gauche seule. - Mot de passe
- celui de la boîte, sensible à la casse, identique pour IMAP et pour SMTP.
- Authentification
- requise sur le sortant, avec les mêmes identifiants que l'entrant. Décocher « exiger l'authentification par mot de passe sécurisé (SPA) ».
- Dossier racine
INBOXsur un serveur Dovecot. Champ vide par défaut, et c'est la cause n°1 des dossiers en double.- Webmail
- le filet permanent : la boîte depuis n'importe quel navigateur, sans configuration. Adresse donnée par le panneau, en général le port
2096du serveur.
mail.DOMAINE.tld en SSL sur un mutualisé : le certificat du serveur ne couvre pas ce nom, donc erreur de certificat, et si le domaine passe par un proxy CDN le trafic IMAP se fait avaler et l'essai timeoute sans jamais atteindre le serveur. Toujours le nom d'hôte du serveur.Arbre de décision
Le geste à faire dépend du type d'échec, pas de son libellé. Quatre symptômes qui se ressemblent appellent quatre gestes différents.
« Le nom d'utilisateur ou le mot de passe n'est pas valide »
Le serveur a répondu tout de suite, donc l'hôte, le port et le SSL sont bons. C'est un problème d'identifiants, rien d'autre. → Sonde IMAP, puis dépannage
La connexion traîne, puis abandonne
Mauvais nom d'hôte, essai en clair, antivirus qui intercepte le TLS, ou IP bloquée par le pare-feu de l'hébergeur. → Dépannage
Outlook redemande le mot de passe indéfiniment
Un identifiant périmé traîne dans le coffre de Windows, ou l'auto-détection a fabriqué un compte fantôme. → Phase 02, puis dépannage
Dossiers en double, envoyés introuvables, arborescence à plat
La connexion est bonne, le dossier racine ne l'est pas. → Phase 03
Préparation
Quand : avant d'ouvrir Outlook, et surtout avant de supprimer quoi que ce soit.
- Relever le nom d'hôte réel et les ports dans le panneau d'hébergement. Ne jamais les déduire du nom de domaine.
- Valider le mot de passe au webmail, depuis le navigateur de l'intervenant, avant de toucher au client lourd.
- Vérifier que le MX est basculé et propagé : sinon le compte se configurera parfaitement et ne recevra rien, ce qui envoie chercher au mauvais endroit pendant une heure.
- Sauvegarder les signatures avant de modifier le profil, simple copie de dossier (phase 05).
- Ne pas supprimer l'ancien compte du profil Outlook. On ajoute le nouveau, on valide, et on retire l'ancien quelques jours plus tard seulement.
- Relever l'état du poste : version d'Outlook, espace libre sur
C:, taille de la boîte. Un disque saturé casse la synchronisation IMAP sans message clair.
# le MX pointe-t-il bien le nouvel hebergeur, et est-il propage ? Resolve-DnsName DOMAINE.tld -Type MX -Server 1.1.1.1 # les ports repondent-ils depuis CE poste (box, pare-feu, reseau d'entreprise) ? Test-NetConnection imap.serveur.tld -Port 993 Test-NetConnection imap.serveur.tld -Port 465
Choisir la version d'Outlook
Quand : en tout premier, parce que ce choix conditionne tout le reste.
Deux applications portent le même nom sous Windows 11 : Outlook classique, celui au ruban Fichier / Accueil / Envoi et réception, et le nouvel Outlook, fenêtre épurée sans ruban classique. Elles n'ont ni le même moteur, ni le même modèle de données.
.prf, et garde ses signatures en fichiers locaux, donc déployables d'un poste à l'autre..prf ni les signatures locales n'y fonctionnent.Si le poste démarre systématiquement le nouvel Outlook, ou si la bascule s'est faite toute seule à une mise à jour, voir la phase 06.
Configurer Outlook classique
Quand : sur chaque poste, une fois la boîte migrée et le MX basculé.
La règle : ne jamais laisser l'auto-détection décider. Elle interroge d'abord les points d'entrée Microsoft 365, puis autodiscover.DOMAINE.tld, puis le domaine nu, et finit régulièrement par proposer un serveur qui n'existe pas, en boucle, sans jamais montrer le formulaire manuel.
- Fichier puis Ajouter un compte, saisir l'adresse complète, dérouler Options avancées et cocher « Configurer mon compte manuellement ».
- Choisir IMAP, puis saisir les réglages de référence : hôte, 993 en SSL/TLS pour l'entrant, 465 en SSL/TLS pour le sortant.
- Mot de passe : le taper. Ne pas le coller depuis un PDF ou un courrier, une espace finale invisible suffit à faire échouer la connexion pendant vingt minutes.
- Compte créé, revenir dans Fichier puis Paramètres du compte, Modifier, Plus de paramètres, onglet Avancé, et renseigner Chemin d'accès du dossier racine =
INBOX. Détail décisif, voir phase 03. - Laisser Outlook télécharger. En IMAP il reconstitue tout depuis le serveur : rien n'est créé sur le poste qui n'existe pas déjà en ligne, et l'opération est donc rejouable sans risque.
Neutraliser l'auto-détection quand elle boucle
Clés utilisateur, à appliquer dans la session de l'utilisateur, Outlook fermé. Elles n'empêchent pas la configuration manuelle : elles empêchent Outlook d'aller chercher un serveur ailleurs que là où on le lui dit.
$ad = "HKCU:\Software\Microsoft\Office\16.0\Outlook\AutoDiscover"
New-Item $ad -Force | Out-Null
# O365Endpoint : la cause n1 des boucles sur un compte IMAP tiers
"ExcludeExplicitO365Endpoint","ExcludeHttpsAutoDiscoverDomain",
"ExcludeHttpsRootDomain","ExcludeSrvRecord","ExcludeScpLookup" |
ForEach-Object { Set-ItemProperty $ad -Name $_ -Type DWord -Value 1 }
C:\Program Files\Microsoft Office\root\Office16\OUTLOOK.EXE en 64 bits, C:\Program Files (x86)\Microsoft Office\root\Office16\OUTLOOK.EXE en 32 bits.Dossiers spéciaux, cache et suppression
Quand : juste après la création du compte, avant de rendre le poste à l'utilisateur.
C'est la phase que l'on saute et qui produit les trois quarts des rappels de la semaine suivante. Un compte IMAP « qui marche » peut très bien écrire ses envois au mauvais endroit, sans le moindre message d'erreur.
Dossier racine
Sur Dovecot, tous les dossiers de l'utilisateur vivent sous INBOX : INBOX.Sent, INBOX.Trash, INBOX.Drafts. Si le champ Chemin d'accès du dossier racine reste vide, Outlook liste la racine du serveur, affiche l'arborescence à plat, et recrée ses propres dossiers à côté de ceux du webmail. Résultat : deux « Éléments envoyés », dont un que l'utilisateur ne verra jamais sur son téléphone.
- Valeur
INBOX, dans Modifier, Plus de paramètres, onglet Avancé.- Contrôle
- Après redémarrage d'Outlook, l'arborescence doit être identique à celle du webmail, au même niveau, sans doublon.
- Réparation
- Si des dossiers ont déjà été créés en double : déplacer leur contenu vers le bon dossier depuis le webmail, et ne supprimer qu'après avoir vérifié que la cible contient bien tout.
Envoyés, brouillons, corbeille
Dans les paramètres avancés, faire pointer explicitement les Éléments envoyés et les Éléments supprimés sur les dossiers du serveur. En IMAP, la suppression par défaut ne déplace rien : elle barre le message, qui reste affiché jusqu'à une purge (onglet Dossier puis Purger). Un utilisateur qui voit ses mails barrés croit sa boîte cassée : régler la suppression sur le déplacement vers la corbeille du serveur.
Cache hors connexion
Sur un compte IMAP, le curseur « Courrier à conserver hors connexion » décide de ce qui est réellement téléchargé sur le poste. Le régler entre 1 et 6 mois sur un poste au disque juste, sur Tout si la machine est confortable et l'utilisateur souvent hors ligne. Le reste demeure sur le serveur et se télécharge à l'ouverture du message.
.ost neuf, ce qui règle au passage un cache local corrompu.iPhone, Android et Mac
Quand : une fois le poste validé, en présence de l'utilisateur, dont il faut le code de déverrouillage.
iPhone et iPad
- Réglages, Applications, Mail, Comptes, Ajouter un compte, Autre, Ajouter un compte Mail.
- Nom, adresse complète, mot de passe, puis choisir l'onglet IMAP.
- Serveur de réception : l'hôte, identifiant = adresse complète, mot de passe.
- Serveur d'envoi : le même hôte, et surtout remplir l'identifiant et le mot de passe, que iOS présente comme « facultatif ». Ils ne le sont pas : laissés vides, la réception marchera et l'envoi échouera.
- Enregistrer, puis rouvrir Compte, SMTP, Serveur principal : vérifier SSL activé et port 465.
- Dans Avancé, faire pointer Brouillons, Envoyés et Corbeille sur les dossiers du serveur, jamais sur le téléphone.
l et I, O et 0, z et Z). Effacer entièrement le champ et retaper lentement, correction automatique et majuscule automatique coupées.Android
Dans l'application Gmail : Ajouter un compte, Autre, puis Personnel (IMAP). Les réglages sont identiques. Refuser l'option qui propose de « synchroniser via Google » : elle fait transiter la boîte par un service tiers, avec exactement les mêmes réserves que le nouvel Outlook.
Mac
Mail : Ajouter un compte, Autre compte Mail. Le premier essai échoue presque toujours parce que Mail tente une auto-détection : c'est le second écran, celui qui réclame les serveurs entrant et sortant, qui compte. Après un changement de mot de passe, penser au trousseau, qui peut resservir l'ancien indéfiniment.
Signatures
Quand : juste après la création du compte, avant que l'utilisateur ne signale « ma signature a disparu ».
La signature n'a aucun lien avec le serveur mail : elle survit à la migration sans rien faire. Ce qui se perd, ce n'est pas le fichier, c'est son affectation au compte, puisque le compte, lui, est nouveau.
- Outlook classique : Fichier, Options, Courrier, Signatures. Les fichiers vivent dans
%APPDATA%\Microsoft\Signatures, en trio.htm,.rtf,.txt, avec un dossier_fichierspour les images. - Réaffecter : dans cette même fenêtre, colonne de droite, sélectionner le nouveau compte dans « Compte de messagerie », puis la signature pour les nouveaux messages et pour les réponses. Sans cette étape la signature existe, mais ne s'insère plus jamais.
- Nouvel Outlook : Paramètres, Comptes, Signatures, stockée en ligne, ni copiable ni scriptable.
# sauvegarde AVANT de toucher au profil Copy-Item "$env:APPDATA\Microsoft\Signatures" "D:\sauv\Signatures" -Recurse -Force # deploiement sur un autre poste, Outlook FERME Copy-Item "D:\sauv\Signatures\*" "$env:APPDATA\Microsoft\Signatures" -Recurse -Force
C:\Users\... est une signature qui ne marche que pour son auteur.Forcer Outlook classique
Quand : si Windows relance systématiquement le nouvel Outlook, ou si la bascule s'est faite sans qu'on la demande.
# 1. empecher la migration automatique vers le nouvel Outlook $pol = "HKCU:\Software\Policies\Microsoft\office\16.0\outlook\preferences" New-Item $pol -Force | Out-Null Set-ItemProperty $pol -Name NewOutlookMigrationUserSetting -Type DWord -Value 0 $gen = "HKCU:\Software\Microsoft\Office\16.0\Outlook\Options\General" New-Item $gen -Force | Out-Null Set-ItemProperty $gen -Name DoNewOutlookAutoMigration -Type DWord -Value 0 # 2. desinstaller le nouvel Outlook pour CET utilisateur Get-AppxPackage *Microsoft.OutlookForWindows* | Remove-AppxPackage
- Puis Paramètres Windows, Applications, Applications par défaut : affecter « Outlook (classic) » au protocole
MAILTO, sinon chaque lien mail d'un site rouvrira l'autre. - Vérifier enfin que la bascule « Essayer le nouvel Outlook » du ruban est bien sur Désactivé.
# toute la machine : empeche la reinstallation pour les futurs profils
Get-AppxProvisionedPackage -Online |
Where-Object PackageName -like "*OutlookForWindows*" |
Remove-AppxProvisionedPackage -Online
Recette de fin d'intervention
Quand : avant de rendre le poste, et avant de fermer le ticket.
Huit contrôles, dans cet ordre. Tant qu'ils ne passent pas tous, l'intervention n'est pas terminée, même si « ça a l'air de marcher ».
- Réception interne : un message envoyé depuis le webmail arrive dans Outlook.
- Réception externe : un message envoyé depuis une adresse hors du domaine arrive aussi. Ce test, et lui seul, valide le MX.
- Envoi : depuis Outlook vers une adresse extérieure. Valide le SMTP authentifié, qui est un chemin totalement distinct de la réception.
- Un seul dossier d'envoi : le message envoyé apparaît dans « Éléments envoyés » et au même endroit dans le webmail.
- Suppression : un message supprimé part dans la corbeille du serveur, et n'apparaît pas simplement barré.
- Signature : présente sur un nouveau message et sur une réponse, logo compris, vérifiée depuis une autre boîte.
- Mobile : le même message est visible sur le téléphone, dans le même dossier, et l'envoi depuis le téléphone fonctionne.
- Historique : l'utilisateur retrouve lui-même un vieux message qu'il désigne. C'est le seul test qu'il croira.
Dépannage
On diagnostique par le type d'échec, jamais par son libellé. Le refus instantané, le silence et la boucle sont trois pannes sans rapport entre elles.
Refus immédiat des identifiants
Le serveur a répondu, donc le nom d'hôte, le port et le SSL sont bons : reste le couple identifiant et mot de passe. Cause n°1, la casse. Cause n°2, un identifiant qui n'est pas l'adresse complète. Cause n°3, une espace collée avec le mot de passe.
Vérifier au webmail. S'il refuse lui aussi, réinitialiser depuis Comptes de messagerie puis Gérer dans le panneau, avec un mot de passe sans caractères ambigus. Puis le répercuter partout : poste, téléphone, et tout script ou formulaire qui relève cette boîte, sinon la boîte se refera bloquer par les tentatives du script oublié.
Connexion qui traîne, puis abandonne
Dans l'ordre : ne jamais tester en clair, le serveur refuse le non chiffré et l'hôte mail.DOMAINE.tld est souvent proxifié, donc l'essai timeoute forcément et son résultat ne veut rien dire ; puis l'antivirus qui « analyse le courrier chiffré » et intercepte la session TLS avec son propre certificat, à désactiver le temps du test ; puis le réseau d'entreprise qui filtre 993 et 465, ce que Test-NetConnection tranche en une commande.
Outlook redemande le mot de passe en boucle
Le mot de passe est bon, mais Windows en présente un autre. Vider les entrées périmées du Gestionnaire d'identification, Outlook fermé, puis rouvrir : Outlook redemande une fois, et c'est fini.
# lister les identifiants Office et Outlook mis en cache cmdkey /list | Select-String "MicrosoftOffice16|Outlook" # supprimer une entree perimee : reprendre la "Cible" exacte affichee ci-dessus cmdkey /delete:MicrosoftOffice16_Data:orgid:[email protected]
Si la boucle persiste, c'est l'auto-détection qui recrée un compte fantôme vers un point d'entrée Microsoft : appliquer les clés de la phase 02, puis supprimer le compte fantôme du profil.
Réception qui marche, envoi qui échoue
IMAP et SMTP sont deux chemins indépendants, et c'est le second qui casse. Presque toujours : authentification du serveur sortant décochée, SPA cochée, port 465 sans SSL, ou 587 avec SSL au lieu de STARTTLS, ou encore un identifiant SMTP laissé vide sur mobile. La sonde SMTP tranche en dix secondes.
Erreur de certificat
Le nom saisi ne correspond pas au certificat présenté par le serveur. Sur un mutualisé, le certificat couvre le nom d'hôte du serveur, pas mail.DOMAINE.tld. Ne jamais cliquer « continuer malgré tout » : corriger le nom d'hôte. Accepter l'exception, c'est valider durablement une session que n'importe quel intermédiaire peut lire, et le poste ne le redemandera plus.
Dossiers vides, ou « impossible de développer le dossier »
Dossier racine mal réglé, ou abonnement IMAP absent. Contrôler INBOX en dossier racine (phase 03), puis Dossier et Dossiers IMAP pour s'abonner aux dossiers manquants. Ne rien supprimer sur la foi de l'affichage : un dossier qui paraît vide côté client peut être plein côté serveur, la vérification se fait au webmail.
Les sondes
Deux scripts PowerShell qui parlent au serveur en direct, sans Outlook, sans profil, sans installation. Ils répondent à la seule question qui compte pendant un diagnostic : le serveur accepte-t-il ce couple identifiant et mot de passe ? Ils tiennent dans un copier-coller et ne modifient rien, ni sur le poste, ni sur la boîte.
Sonde IMAP
$srv="imap.serveur.tld"; $user="[email protected]"; $pass="MDP" $tcp=[Net.Sockets.TcpClient]::new($srv,993) $ssl=[Net.Security.SslStream]::new($tcp.GetStream()); $ssl.AuthenticateAsClient($srv) $r=[IO.StreamReader]::new($ssl); $w=[IO.StreamWriter]::new($ssl); $w.AutoFlush=$true $r.ReadLine() # * OK ... ready => connexion + SSL OK $w.WriteLine('a1 LOGIN '+$user+' "'+$pass+'"') $r.ReadLine() # a1 OK => mdp VALIDE, a1 NO => mdp FAUX $w.WriteLine('a2 LOGOUT'); $tcp.Close()
* OK ... ready: hôte, port et SSL sont bons, et l'IP du poste n'est pas bloquée.a1 OK: le mot de passe est valide. Le problème est donc une recopie côté client, pas la boîte.a1 NO [AUTHENTICATIONFAILED]: le mot de passe est réellement faux, à réinitialiser dans le panneau.- Rien du tout, la commande reste suspendue : c'est un timeout, donc le cas « connexion qui traîne » et pas un problème d'identifiants.
Sonde SMTP
Le même principe sur le sortant, qui échoue souvent seul. Un 235 valide l'envoi authentifié, un 535 le refuse.
$srv="imap.serveur.tld"; $user="[email protected]"; $pass="MDP" function b64($s){ [Convert]::ToBase64String([Text.Encoding]::ASCII.GetBytes($s)) } $tcp=[Net.Sockets.TcpClient]::new($srv,465) $ssl=[Net.Security.SslStream]::new($tcp.GetStream()); $ssl.AuthenticateAsClient($srv) $r=[IO.StreamReader]::new($ssl); $w=[IO.StreamWriter]::new($ssl); $w.AutoFlush=$true $r.ReadLine() # 220 ... ESMTP $w.WriteLine("EHLO sonde"); do { $l=$r.ReadLine(); $l } while ($l -like "250-*") $w.WriteLine("AUTH LOGIN"); $r.ReadLine() $w.WriteLine((b64 $user)); $r.ReadLine() $w.WriteLine((b64 $pass)); $r.ReadLine() # 235 => OK, 535 => refuse $w.WriteLine("QUIT"); $tcp.Close()
Contrôles réseau
Test-NetConnection imap.serveur.tld -Port 993 # TcpTestSucceeded doit etre True Invoke-RestMethod https://ifconfig.me/ip # IP publique, a joindre au ticket
ConsoleHost_history.txt). Sur une machine de client, les lancer dans une console ouverte avec Set-PSReadLineOption -HistorySaveStyle SaveNothing, ou purger ce fichier avant de rendre le poste.Les pièges et leurs parades
Chaque ligne est ancrable : le lien de la ligne pointe directement dessus.
| Symptôme | Cause réelle | Parade | Gravité |
|---|---|---|---|
Timeout ou erreur de certificat sur mail.DOMAINE.tld | Certificat mutualisé qui ne couvre pas ce nom, et sous-domaine souvent proxifié par un CDN | Le nom d'hôte du serveur relevé dans le panneau, jamais un alias du domaine. | bloquant |
| Envoi impossible, ports refusés | Port 586 (faute de frappe), 26 (non chiffré), 25 (bloqué par les FAI) | SMTP 465 en SSL, repli 587 en STARTTLS. Rien d'autre. | bloquant |
| Refus immédiat alors que le mot de passe est bon | Case « mot de passe sécurisé (SPA) » cochée par l'auto-détection | La décocher sur l'entrant et sur le sortant. | piège |
| « Nom d'utilisateur ou mot de passe non valide » sur mobile | Casse mal saisie dans un champ masqué, ou espace collée depuis un PDF | Effacer, retaper lentement. Mot de passe sans caractères ambigus à la création. | piège |
| Timeout en SSL après plusieurs essais, alors que ça marchait | IP du site bloquée par le pare-feu anti brute force de l'hébergeur | Cesser les essais, tester en 4G, attendre 30 à 60 min, sinon ticket avec l'IP publique. | bloquant |
| Outlook redemande le mot de passe en boucle | Identifiant périmé conservé par le Gestionnaire d'identification Windows | cmdkey /list puis cmdkey /delete: de l'entrée Office, Outlook fermé. | piège |
| L'auto-détection propose un serveur Microsoft, en boucle, sans écran manuel | Outlook interroge d'abord les points d'entrée Microsoft 365 et autodiscover | Configuration manuelle imposée, et clés AutoDiscover de la phase 02. | piège |
| Deux « Éléments envoyés », arborescence à plat | Chemin d'accès du dossier racine laissé vide sur un serveur Dovecot | Renseigner INBOX, puis recoller les dossiers en double depuis le webmail. | piège |
| « Impossible de développer le dossier » | Même cause, ou abonnement IMAP non coché | Dossier racine INBOX, puis Dossier et Dossiers IMAP pour s'abonner. | piège |
| Les messages supprimés restent affichés, barrés | Comportement IMAP par défaut : marquage pour suppression, sans déplacement | Régler la suppression sur la corbeille du serveur, ou purger le dossier. | piège |
| Erreur de certificat ou timeout sur un poste, pas sur les autres | Antivirus qui « analyse le courrier chiffré » et remplace le certificat | Désactiver l'analyse du courrier chiffré, retester, puis décider. | piège |
| Le nouvel Outlook s'impose et réclame un compte Microsoft | Il ne parle pas IMAP en direct : il recopie la boîte dans l'infrastructure Microsoft | Outlook classique, clés de la phase 06. Point RGPD à poser au client. | données |
| « Ma signature a disparu » | Le fichier est là, mais il n'est affecté à aucun compte, et le compte est neuf | Réaffecter la signature au nouveau compte, nouveaux messages et réponses. | piège |
| Logo en croix rouge chez le destinataire | Image liée à un fichier local au lieu d'être insérée | Réinsérer l'image dans la signature, ou pointer une URL publique stable. | piège |
| Disque plein, Outlook qui rame après la migration | Cache local qui télécharge toute la boîte sur un C: déjà juste | Curseur « Courrier à conserver hors connexion » entre 1 et 6 mois. | piège |
| Des messages du jour de bascule manquent | L'ancienne boîte a été supprimée avant la fin de la propagation DNS | Garder l'ancien compte quelques jours, et ne le retirer qu'après la recette. | données |
Je peux la jouer pour vous
Cette procédure est publiée telle qu'elle est appliquée en intervention réelle. Si vous préférez la déléguer, ou si votre cas sort du cadre décrit ici, écrivez-moi : je reprends la migration de bout en bout, boîtes et postes compris.
Une migration ou une reprise technique à faire ?
Décrivez votre situation, je vous dis ce qui est faisable, en combien de temps et à quel prix.